Circé Ingénierie, acteur du nouveau pôle de compétitivité aéronautique et spatial PEGASE en Paca

Le tout nouveau pôle de compétitivité PEGASE, labellisé le 5 juillet dernier fait déjà parler de lui, en promettant la création de 10 000 nouveaux emplois industriels dans les 7 prochaines années en région PACA.

Rappelons que PEGASE est le 8ème pôle de compétitivité en Provence-Alpes-Côte d'Azur et se spécialise dans le secteur de l'aéronautique/espace. Ses membres fondateurs sont Eurocopter (Marignane), Thales Alenia Space (Cannes la Bocca), Dassault Aviation (Istres) et AREVA TA du côté des entreprises, ENSAM, UNSAA, Ecole de l'Air, HELISIM du côté des organismes de formation. Le pôle regroupe à l'heure actuelle environ 140 participants régionaux, dont CIRCÉ INGÉNIERIE qui participe déjà à un projet d’hélicoptère NBC.

Les quelques dizaines d'industriels et d'organismes de recherche et de formation réunis autour du pôle de compétitivité aéronautique et spatial PEGASE en Paca n'ont pas attendu leur toute nouvelle labellisation pour commencer à travailler ensemble. Depuis sa création en mai 2006, le groupement, qui réunit la première filière industrielle de la région (35.000 emplois, 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2006), a déjà initié 39 projets de coopération. Preuve de son dynamisme, cinq d'entre eux viennent d'obtenir l'aide du pôle pour un montant total de 21 millions d'euros.

"PEGASE s'intéresse au marché des aéronefs de mission : hélicoptères, satellites, drones, dirigeables, aviation légère.... La réalisation de ces appareils fait appel à de multiples savoir-faire dans l'industrie du logiciel, l'optronique, l'électronique, les matériaux composites, les équipements embarqués, les outils de simulation, la conception de pilotes automatiques, de capteurs, de systèmes de télécommunications ou d'hélices", explique son directeur général, Jean-Yves Longère. En mutualisant les moyens de recherche et de fabrication de ses membres autour d'un "écosystème coopératif", l'ensemble compte créer 10.000 emplois d'ici à sept ou dix ans, et générer un chiffre d'affaires supplémentaire de 800 millions d'euros.

Les retombées ne profiteront pas qu'aux huit grands donneurs d'ordres - dont Eurocopter et Thales Alenia Space - qui structurent la filière. "L'industrie aéronautique a une bonne capacité à intégrer des PME. Nous voulons en profiter pour accompagner la croissance d'une vingtaine d'entre elles en actionnant des leviers comme le financement, la capacité à s'industrialiser, l'aide à l'exportation, la gestion des ressources humaines ou la certification aéronautique", continue le responsable. Les grands groupes interviendront directement dans ce schéma. Eurocopter prévoit par exemple de favoriser l'éclosion de plusieurs équipementiers de premier rang, qui bénéficieront de contrats importants avec pour objectif de diviser par cent le nombre actuel de ses sous-traitants. "C'est une opportunité pour restructurer notre propre organisation industrielle", confirme le directeur du site de Marignane, Eric Arcamone.

PEGASE a également prévu de s'ouvrir à d'autres pôles de compétitivité, dont CapEnergie, Solutions Communicantes Sécurisées, et Optique-photonique pour maîtriser plusieurs technologies clefs : matériaux composites, technologies vertes, capteurs électroniques, imagerie... Il bénéficiera d'un budget annuel de 1 million d'euros pour organiser des actions de développement et mettre en place les réseaux de coopération nécessaires.

Responsable de la Communication